Sélection du message

lundi 6 février 2017

La librairie l'Arbousier vous invite à une rencontre avec Dimitri Bortnikov le 9 février 2017 à 18h30.






Face au Styx. Le fabuleux parcours - riche, vivant, et passionné - d’un jeune Russe dans le Paris d’aujourd’hui. Au fil de ses rencontres et de la solitude de ses déambulations se dessine une fresque hallucinée projetée sur le mur de la condition humaine. Maquereaux, marquises, écrivains, chats et chiens, tsars, grand-père combattant de trois guerres, femmes et hommes, enfants, bêtes venus de l’autre côté du Styx, tous entrent dans cette danse, farandole moderne des âmes tragiques et drôlatiques qui tourbillonne de Paris jusqu’au pôle Nord, de Saint-Peterbourg jusqu’à la grande steppe tel un ouragan qui déracinerait les dents du dragon du passé et sèmerait ceux à venir… Un grand roman russe à la Dostoïevski écrit directement en français.

Génie pour les Inrocks, étourdissant pour Télérama, une langue torrentielle et irrésistible pour L'Humanité, recherche du sens dans un monde postmoderne pour La Croix, Un magnifique livre sur l'errance pour L'Express, le livre de cette rentrée pour France Inter.

Nous sommes très heureux de recevoir à nouveau Dimitri Bortnikov que nous avions reçu la première fois en novembre 2005. Nous pouvons que vous conseiller chaudement d'assister à cette rencontre à la découverte d'une langue qui se joue de tous les codes. Le nouveau grand roman, en français, de l'auteur du Syndrome de Fritz, Booker Prize russe en 2002.

samedi 12 novembre 2016

L'homme qui a vu la rocade qui a vu l'ours...

J'avais déjà évoqué la dernière publication du fils du polémiste et patron de presse Philippe Tesson, Sur les chemins noirs. Je comptais en rester là, mais voilà le livre s'ouvre sur une carte de France de l'hyper-ruralité mise en miroir avec celle de son itinéraire à pied. Le second traçant une diagonale à travers le pays suivant les territoires de l'hyper-là. Dans le rapport établit en 2015 par le sénateur de la Lozère, le rural profond s’appelle donc désormais l’hyper-rural. Il couvre 26 % du territoire et accueille 5,4 % de la population. Il est caractérisé « par le vieillissement, l’enclavement, les faibles ressources financières, le manque d’équipements et de services, le manque de perspectives, la difficulté à faire aboutir l’initiative publique ou privée, l’éloignement et l’isolement sous toutes leurs formes ». C'est dans ce cadre que le sieur Tesson, géographe khâgneux aux genoux homonymiques suite à sa chute d'un toit chamoniard alors qu'il séjournait chez le sieur Rufin, autre apôtre de la diagonale pédestre française, pour peu qu'on lise les cartes, compte s'en aller par les chemins cachés, bordés de haies, par les sous-bois de ronces et les pistes à ornières reliant les villages abandonnés. On comprend vite que ses désirs et le cadre du rapport ne correspondent pas, que tout géographe qu'il est, il a mal lu la carte, comme un Napoléon en Russie, et qu'il va être déçu, et qu'il va encore nous faire rire, parce que son itinéraire passe par chez nous, et si Dupond(t) était là il dirait même plus, il passe devant nos deux librairies, à Oraison et à Lurs.
Quittant le Mercantour où il croise un héros à la Giono (est-ce un Panturle, un Langlois, un Angelo Pardi ou bien un Clef-des-coeurs) il arrive dans nos contrées par le mauve plateau de Valensole, un 4 septembre, où il trouve une terre, lavée de produits chimiques, pour la parfumerie et le miel, dans un silence de parking, sans un seul vrombissement dans l'air, la lutte contre les insectes ayant été remportée, en ce début septembre où la lavande a été cueillie, que les abeilles ont à faire par ailleurs et qu'il faut bien deux ou trois d'entre-elles pour aboutir au miel. Glissant du plateau, il bascule dans l'enfer à Oraison. Passons le jeux de mots laid, Oraison, funèbre endroit, qui tient de l'ignorance étymologique et des jambes lourdes après des jours de marche, passons le substantif agglomération pour définir une simple bourgade, passons l'utilisation du concept anthropologique de non-lieu que son créateur Marc Augé décrit comme un espace qui ne peut se définir ni comme identitaire, ni comme relationnel, ni comme historique qui n'a de raison d'être, ici, que dans sa marche pressée qui lui fait parcourir ses chemins noirs tel le TGV qu'il prend pour aller de Paris à Nice pour commencer son périple, mais arrêtons-nous à l'emploi du terme rocades au pluriel pour désigner la départementale et les mauvaises voies qui traversent le centre-ville quand on sait qu'au singulier, c'est l'arlésienne locale. Suit un long pensum plein de ces clichés sur une ruralité aux quatre visages avant qu'il ne quitte Oraison par un pont sur la Durance, le pont de la Brillanne, pour monter par les oliviers à Lurs. Passons quelques considérations sur l'alcoolisme pour s'attarder sur celles dévalorisant le village : paysage qui se borne à être ce qu'il est, village-musée, pour lecteurs de Pagnol. Un paysage pollué par le vrombissement des activités des rives de la Durance (confer le non-vrombissement des abeilles sur le plateau), à la vue gâchée par les hangars des paysans et des autoroutes, apposé au village-musée où il ne voit pas un seul paysan. À quoi reconnaît-il un paysan dans une commune aux productions essentiellement agricoles ? À son tracteur garé sur la place, son béret, sa gitane maïs ? Quant au village pagnolesque, mort dès que septembre renvoie les typographes, résidents secondaires et touristes à leurs préoccupations, il propose une bien piètre muséographie et même si, sous l'égide municipale on voudrait accéder à cette labellisation peu enviée, il est loin d'y parvenir. À peine arrivé dans les anciennes Basses-alpes, le dénommé Tesson ne cite plus Giono et encore moins dans ce lieu qui doit beaucoup sa réédification à Giono, qui fait face à la montagne de Giono et où se déroulent les rencontres de Lure créées, entre autres, par Giono. Giono ? L'anti-pagnol justement ! Après avoir conclu rapidement que les paysans avaient changé de métier, passant par Ganagobie, où il assiste à une table ronde interreligieuse dont il ne retient que la marque des armes des gardes du corps d'un rabbin présent  (en fait, Richard Prasquier, ancien président du C. R. I. F. dont on se doute qu'il bénéficie d'une garde rapprochée suite aux attentats de janvier), la présence de l'archevêque émérite d'Alger, Mgr Henri Teissier, omettant de noter celle de l’imam de Villeurbane, Azzedine Gaci et concluant d'un mauvais départ du dialogue interreligieux, sans autre forme de procès, alors qu'il y aurait à développer pour le fils de Philippe Tesson, il aboutit à Notre-Dame de Lure où, Lucien, l'ermite, qui fait du Tesson sans le savoir, est en train de lire le récit d'un type qui s'est enfermé dans une cabane au bord du Baïkal, lac de Sibérie peuplé d'ours et de touristes fortunés, pour lecteurs de Sylvain Tesson.

vendredi 7 octobre 2016

L'anniversaire de Kim Jong-Il, Ducoudray et Allag, Delcourt, 17,95 €


Scénarisée par Aurélien Ducoudray, scénariste, entre autres, chez Futuropolis, de docu-fictions, Young, Clichés de Bosnie, Mobutu dans l'espace, et mise en images par Mélanie Allag, une illustratrice jeunesse chez Milan ou Bayard, qui signe là sa première BD, L'anniversaire de Kim Jong-Il, n'est pas, vous vous en doutez bien, le compte-rendu jovial d'une méga-teuf. Il y a même fort à parier que vous laisserez quelques larmes en chemin.

C'est l'histoire d'une famille de Corée du Nord qui subit une dictature qui siège suffisamment loin de nous pour qu'on la croit d'un autre âge. Elle subit et vit (au rythme de) la propagande du régime, s'attachant à ne pas se faire remarquer. Jun Sang, le petit garçon, 8 ans au début de l'histoire, est un petit écolier modèle, né le même jour que l'Étoile Brillante du Mont Paektu, le Dirigeant Mondial du XXIe siècle, le Commandant Invaincu à la Volonté de Fer, c'est-à -dire Kim Jong-Il, leur Père Bien-Aimé. Jun Sang vénère Ri Su Bok, le héros de la guerre de Corée, et est prêt a devenir soldat pour combattre les fantoches du sud et chiens américains. Seulement dans ce monde parfait au destin tout tracé, vient se glisser un petit grain de riz, plusieurs même, mais pas assez. La foi de notre petit écolier est ébranlée quand il apprend que ses grands-parents et son père sont coréens du sud. Quand Kim Jong-Il meurt, la famine qui couve éclate et ravage le pays. La fuite devient la suite logique du récit. Vers la Chine... mais la route sera longue et semée de drames.

Les deux auteurs à la plume et au crayon n'éludent rien, ni la violence, ni l'horreur et pourtant grâce à la narration à hauteur d'enfant, grâce au coup de crayon ou bien à l'art de l'estompe de la dessinatrice, il demeure une forme légère, une ironie douce-amère, la lueur propre à l'espoir. C'est touché qu'on quitte l'enfant devenu grand, plus grand que n'importe quel Kim Jong-Il.

samedi 1 octobre 2016

Philippe Artières, Au fond, Le Seuil, 16 €.


Philippe Artières se définit comme un historien de l'en deçà, des écrits ordinaires, jusqu'aux bas-fonds. Nous l'avions découvert avec Le Livre des vies coupables paru chez Albin Michel en 2000. Autobiographies d'assassins écrites par des condamnés à la fin du XIXème siècle à la demande du professeur de médecine légale Lacassagne à des fins d'expérimentations en criminologie. Déjà, chez l'historien, cette volonté d'être seulement un passeur, de poser le moins d'écrans entre leurs écrits et le lecteur : petit avant-propos, présentation courte, peu de notes.

On retrouve cette même ambition dans Au fond. Composé comme un collage, un accrochage, dit l'auteur, de textes et de documents divers où l'historien intervient peu : archives personnelles, photographies, articles de journaux, correspondances privées et officielles, enquêtes administratives, plaque commémorative , etc. Matières éparses des années 1960 où le lecteur identifie trois récits : l'un intime celui de la mort du frère de l'auteur à l'âge de 3 ans à travers les témoignages de la mère, un autre de la grève des houillères de Lorraine en 1963 qui annonce la fin de l'exploitation des mines alors même que les mineurs gagnent, le troisième celui de la forêt gérée par l'un de ces ancêtres, un juriste du nom de Gény, de sa transformation de feuillus en conifères, de son exploitation pour fournir le bois afin d'étayer les galeries.

De ces Gény, Philippe Artières a tiré un autre sujet d'enquête, son arrière-grand-oncle, théologien assassiné à Rome en 1925. Il en a fait un livre de la même facture Vie et mort de Paul Gény, et une sorte de performance dont rend compte Reconstitution, où on le voie en soutane, photographié dans les rues de Rome, revivre la passion et l'assassinat de l'ecclésiastique. Une manière peu conventionnelle de faire l'histoire, une histoire tremblée, ouverte ; manière qu'il poursuit ici avec l'ambition de faire de chaque lecteur un historien.


"Registres", une action de Philippe Artières (02/04/2016) from MACVAL Productions on Vimeo.

samedi 17 septembre 2016

Journal Libraire 1 - 17 septembre 2016

Journal de lectures d'un libraire, journal de faits d'une petite librairie rurale.


Fata Morgana publie un texte bref de Roger Caillois Êtres de crépuscule. Texte mélancolique sur le monde ancien face à la barbarie qui fonde les nouvelles civilisations. Barbarie dont le nous/je de l'auteur se sent responsable à force de démissions et de négligences, gouttes qui ne font que grossir les flots de l'effroyable inondation. Il eut été bon de préciser l'année de la rédaction, 1943. Engagé dans les forces françaises libres, on perçoit mieux ainsi le désarroi de Caillois. Le texte fut ensuite publié dans la revue Labyrinthe après la guerre en décembre 1945.


 
La dernière livraison de la revue de la NRF est riche d'auteurs qui font l'actualité littéraire. D'abord un cours texte à l'origine de Mémoire de fille d'Annie Ernaux. Texte rédigé à la veille d'une lourde opération de la hanche qui faisait craindre à l'auteur une fin prochaine. Bref, télégraphique, le récit vrai de ces années 1958-1959, qu'elle voulait laisser avant de partir. Suit un texte encore mélancolique de Sylvain Prudhomme que nous avons reçu pour Les grands et que nous recevrons pour Légende. Loin de l'exotisme de la Guinée-Bissau ou de la Provence, une histoire d'amour parisienne qui trouve refuge dans un café d'un trou de banlieue, loin des regards des autres comme si Paris était si petit pour ceux... Et là, se trouve Balzac, un industriel à qui tout réussit qui noie dans le Picon la mélancolie de ses amours perdues qu'il menait dans ce même café trente ans avant l'auteur. 



Brigands, chez de Borée de Bernard Hautecloque est un essai plutôt honnête sur les brigands à travers les siècles. Ce n'est pas de l'histoire, aucune référence à une quelconque archive mise en note, mais question bibliographie et filmographie, il ne manque aucun bouton de guêtre.
Lu aussi Ravage, adaptation anachronique du roman post-apocalyptique de Barjavel, il faut le faire. Comme les collégiens d'Oraison, ils ont raison, de force ou de raison, de lire l'originale version.

jeudi 4 août 2016

Lurs [fragment 1]

Un maire de combat

Le pittoresque de l'histoire ne doit pas faire oublier le drame d'ancien régime sous-jacent. Depuis le 19 décembre 1756 le lieutenant de juge qui autorise au nom du seigneur, un de ces fameux « Prince » de Lurs, la tenue de l'assemblée de la communauté, refuse que celle-ci se réunisse à nouveau au motif que lors de la précédente le valet de ville n'est venu le prévenir que « un quart heure avant ». Le conseil de la communauté lui répond que c'est « l'usage de ce lieu que l'on observe depuis un temps immémorial. ». La crise atteint son paroxysme, le 27 janvier 1757, lorsque un « agent » de Jean-Joseph Thézé, le lieutenant de juge, tente d'empêcher la tenue du conseil qui se déroule sans son autorisation.



Plainte des consuls.
Plainte.
Nous Jean Baptiste Aillaud et Joseph Roche, consuls modernes de la communauté de ce lieu de Lurs ayant fait assembler le conseil de ladite communauté, ainsi qu'il consiste cy-dessus, auquel Paul Esclangon, habitant de cedit lieu, s'est rendu, et à son ordinaire, a commencé en entrant dans la maison de ville de faire tapage comme il fait journellement dans quelle assemblée qu'il se trouve et pendant plus d'une demi-heure, il a sans aucun égard pour personne, provoqué les membres dudit conseil et surtout, nous consuls et le greffier, par une infinité de discours outrageants, et de paroles obscènes qu'il proférait à tout moment, disant en outre que nous nous partagions le gâteau, et nous faisions récolte les uns aux autres, que le papier était bonhomme, que ce n'était pas sans raison que les auditeurs de compte n'étaient pas audit conseil, que les consuls et principaux avaient que se payer des fournitures qu'ils peuvent avoir fait pour le service de sa majesté et retenir en même temps le bien des autres, que si on voulait l'en croire l'on ferait délibérer d'employer le relicat du trésorier à de grain pour distribuer à ceux qui en auraient besoin, et mille autres propos de cette espèce, sans que personne lui ait jamais dit le moindre mot, attendu qu'il est connu pour un emporté, et capable de faire quelque mauvais coup ne cherchant que l'occasion de se faire des affaires pour tacher d'en tirer quelque parti, et le faisant avec d'autant plus d'imprudence que d'une part il n'a rien à perdre, et que de l'autre il voit qu'on souffre qu'il insulte et brave tout le lieu, sans l'en faire punir. Mais comme le conseil n'a pu se remplir, et s'agissant d'une affaire pressante, nousdits consuls aurions demandé au greffier de nous en concéder acte pour notre décharge, ce que ledit Esclangon aurait empêché disant que puisque le conseil n'était pas rempli, il n'était pas nécessaire d'écrire davantage, étant cependant de notre intérêt de faire constater de nos diligences, pour pouvoir en venir en bout nous aurions ordonné audit Esclangon de sortir de la maison de ville, et demandé main forte à Sr Pierre Boin de François, à Sr Antoine Maillet Me chrirurgien, à André Aubergier , Joseph Poussily et Louis Bergier qui sont seuls présents avec ledit greffier à ladite assemblée, les autres y dénommés (Pierre Boin de Claude, bourgeois, et Sr Thomas Arnaud) étant sortis pour aller à vêpres lorqu'ils ont su que le conseil ne pouvait se remplir. Et comme ledit Esclangon a refusé de sortir et que personne n'a osé s'avancer pour l'y obliger, nous Aillaud l'aurions saisi par l'habit pour le mettre de force dehors de la maison de ville en lui disant qu'un brouillon de son espèce qui n'y vient que pour y mettre le désordre doit en être exclu, alors ledit Esclangon nous a traité de gueux et de Jean-passe tout outre et autres injures de cette espèce, et voulant absolument le faire sortir, il nous a déchargé un grand coup de poing sur le visage ; après l'avoir mis dehors, il est revenu comme un furieux et a violé l'entrée nonobstant les résistances du valet de ville, et l'ayant saisi derechef pour le mettre encore hors de la maison de ville ; il s'est défendu avec une telle violence que nous en aurions reçu plusieurs blessures aux mains et aux jambes, nous ayant déchiré les deux manchettes soit avec les ongles soit avec un bâton dont il est ordinairement muni ; les susassemblés ayant voulu nous secourir ledit Sr Maillet en a eu une main considérablement écorchée et le nommé Poussily en a reçu un coup de pied au bas-ventre ; enfin étant venu à bout de le pousser pour une seconde fois jusqu'à la porte, où il y a un escalier droit d'environ quatorze marches ledit Esclangon est tombé sur la première desdites marches, et nous tenant saisi nous a fait rouler tout l'escalier, où nous avons risqué de perdre la vie ce qui était apparemment le projet dudit Esclangon, et ce qu'il aurait exécuté, étant venu derechef sur nous, sans le secours de ceux qui sont venus nous délivrer de ses mains ; mais un excès de cette espèce méritant une punition exemplaire nous avons requis ledit greffier de recevoir le présent verbal pour nous servir à ce que de droit et de le signer avec nous et autres présents qui ont su.

Signé Aillaud consul, J. Roche consul, Boin, et nous Rollandy greffier.

A. D. 04, dépôt E 106.

Des nouvelles de Dmitri Bortnikov

Dmitri Bortnikov est en résidence à Lorient où il écrit un nouveau roman. Au cours de sa résidence, il poste des courtes vidéos, des "minutes". Les voici.

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Tous les livres de Dmitri Bortnikov et ceux qu'il a sélectionnés sont disponibles à la librairie l'Arbousier.
Vous pouvez voir l'ensemble de ses interventions sur le blog de la résidence : Bortnikov : un auteur à Lorient