vendredi 6 novembre 2009
La deuxième lettre de la librairie l'Arbousier du vendredi 6 novembre 2009
La rencontre sera suivie de ce verre de l'amitié que le monde entier envie.
Initiales. Après mon petit laiüs sur le label LIR voici venir celui sur le réseau Initiales. Un réseau de librairies dont la librairie fait partie. Un réseau qui l'est bien. On lave plus blanc que blanc. On se bat pour le maintien du prix du livre unique qui n'a que des avantages (www.syndicat-librairie.fr) qui permet (en gros) le même prix partout à 5% près (pensez à votre carte de fidélité). On se démène pour l'indépendance du choix et mettons nos conseils à disposition par le biais de communications imprimées et offertes à nos clients sous forme de magnifiques livrets. Pour tout savoir sur nous et même l'intime, demandez le recueil Un été en librairie (gratuit) ou encore surfer jusqu'au site. Le 17 novembre nous remettons le Prix Mémorable, décerné chaque année soit à la réédition d'un livre oublié, soit à l'édition d'un livre jamais publié en France. Les trois finalistes sont : Fuck America d'Hilsenrath (cf. lettre du 17 octobre) aux éditions Attila, L'italie à la paresseuse de Calet (cf. blog de la librairie) aux éditions du Dilettante, Au-delà du mal de Stevens aux éditions Sonatine.
Invitation. La légende noire du 15e corps d’armée aux Mées (04), le 10 novembre 2009,
conférence de Maurice MISTRE aux Mées
Dans le cadre des Rendez-vous d’Éditer en haute Provence, à
l’invitation de la librairie L’Arbousier (Oraison) et en
partenariat avec l’association Liber-thé et la mairie des Mées,
Maurice Mistre viendra présenter son livre La Légende noire du 15e
corps. L’honneur volé des Provençaux par le feu et l’insulte.
Le mardi 10 novembre 2009 à 19h à la salle de l’ancien cinéma des
Mées (04).
La légende noire du 15e corps d’armée
L’offensive française en Lorraine du mois d’août 1914 a coûté
la vie à de très nombreux soldats du 15e corps d’armée.
Stigmatisant dans un article les troupes de « l’aimable Provence
», le sénateur Auguste Gervais dédouanait l’état-major de ses
responsabilités et déclenchait une « affaire » qui continue de
hanter l’histoire de la Provence. Maurice Mistre, à partir
d’archives inédites, revient sur ce pan méconnu de l’histoire de
la Grande Guerre.
La conférence sera suivie d’un apéritif.
Entrée libre
Organisation : C’est-à-dire en partenariat avec la librairie
L’Arbousier, l’association Liber-thé et la mairie des Mées.
Contact : 04 92 78 61 08 (librairie l’Arbousier)
Livre. Daeninckx a de grandes influences, de grands amis, de Léo Malet à Tardi, pour faire vite. Dès ces premiers livres, la Grande Histoire est abordée par le biais d'une enquête faite par un inspecteur ou un pigiste afin de révéler les heures sombres de notre passé national : colonialisme, collaboration, guerre d'Algérie. Dans Missak, il aborde à sa façon (c'est tout le plaisir et ses limites), l'histoire du groupe Manouchian. Dans Paris inondé, son personnage mène l'enquête pour l'Humanité. On s'attend à rencontrer Nestor Burma et c'est avec le débutant Charles Aznavour(ian) que l'on soupe après un concert au Moulin-Rouge. Entre arméniens d'ici ou soviétiques, staliniens et dissidents, l'enquête s'avèrera plus complexe que prévu. Informatif, le style est secondaire, les personnages stéréotypés mais le tout ne dessert en rien la sincérité du propos. Perrin, 16,90 €.
BD. Salgari est à l'Italie ce que Jules Verne est à la France, un monument du roman d'aventures. Tullio Giordana a donné un film piteux, un Méphisto du pauvre (voir le film de Szabo d'après Klaus Mann), Une histoire italienne, dont le héros est un grand acteur qui se perd dans les arcanes du pouvoir faciste, que l'on surnomme Sandokan, son grand rôle, et qui au regard de son attitude servile est d'une ironie sombre car Sandokan est la figure du rebelle. Là où Verne glorifie l'Occident et sa science éclairant le monde, Salgari fustige l'impérialisme des grandes puissances européennes. Sandokan lutte, en malaisie, contre l'occupant anglais qui a exterminé sa famille. Il était probable que le père de Corto Maltese, le vénitien Hugo Pratt s'intéressât au sujet. Pourtant, il n'y eut jamais d'adaptation... Jusqu'à ce qu'on retrouve un lot de planches inédites dans les archives oubliées d'un magazine de bandes-dessinées défunt. Hélas, pris par le succès des aventures du marin Maltais, HP ne parvint jamais au bout de son travail. Pourtant ce qui est donné à lire dans ce magnifique album est un chef-d'oeuvre qui ne devrait pas décevoir les sociétaires du Labuan Pearl Club. Sandokan, Casterman, 18 €.
CD. André Ceccarelli, Diego Imbert et Pierre-Alain Goualch rendent un grand hommage à Claude Nougaro et quand David Linx y mêle sa voix les chants de l'aède toulousain deviennent mythiques. Livré avec un DVD en forme de Suite Toulousaine. Le coq et la Pendule, Plus Loin Music, 23 €.
Message à caractère publicitaire. Pour les adeptes du edoc icniV aD, The lost symbol est disponible dans la langue de G.W. Bush au prix de 21 € et le 27 novembre en bon français à un prix plus ou moins élevé. Qu'on se le dise !
Avenir. Le 26 novembre soirée Oenologie avec Michel Garneiro, oenologue, et Jimi Andréani, de Terroir Vin Passion, pour les dégustations.
Conférence Maurice Mistre le 10 novembre 2009 aux Mées
La légende noire du 15e corps d’armée aux Mées (04)
10 NOVEMBRE 2009
CONFÉRENCE DE MAURICE MISTRE
Dans le cadre des Rendez-vous d’Éditer en haute Provence, à
l’invitation de la librairie L’Arbousier (Oraison) et en
partenariat avec l’association Liber-thé et la mairie des Mées,
Maurice Mistre viendra présenter son livre La Légende noire du 15e
corps. L’honneur volé des Provençaux par le feu et l’insulte.
Le mardi 10 novembre 2009 à 19h à la salle de l’ancien cinéma des
Mées (04).
La légende noire du 15e corps d’armée
L’offensive française en Lorraine du mois d’août 1914 a coûté
la vie à de très nombreux soldats du 15e corps d’armée.
Stigmatisant dans un article les troupes de « l’aimable Provence
», le sénateur Auguste Gervais dédouanait l’état-major de ses
responsabilités et déclenchait une « affaire » qui continue de
hanter l’histoire de la Provence. Maurice Mistre, à partir
d’archives inédites, revient sur ce pan méconnu de l’histoire de
la Grande Guerre.
La conférence sera suivie d’un apéritif.
Entrée libre
Organisation : C’est-à-dire en partenariat avec la librairie
L’Arbousier, l’association Liber-thé et la mairie des Mées.
Contact : 04 92 78 61 08 (librairie l’Arbousier)
Lettre du samedi 17 octobre 2009
Fête de l'amande. Ce dimanche, nous tiendrons un stand, à la demande des organisateurs, à cette douce rencontre qui tend à devenir annuelle. Nous proposerons l'amande sous toutes ses formes : culinaire, culturelle, arboricole, romanesque, érotique, oléagineuse. Et tout autour nous la décorerons de ses plus beaux atours de Provence et de bien-être.
Rencontre. Inédit, le 12 novembre à 18h30, nous recevons André Bucher. L'écrivain de la vallée du Jabron, publie son cinquième roman chez Denoël, La cascade aux miroirs ou comment un lourd secret embrase les Baronnies et se propage jusqu'en Camargue. Le Points a la bonne idée de ressortir en poche Le pays qui vient de loin, son premier roman, qui avait eu un énorme retentissement à sa sortie et plus particulièrement chez nos confrères citadins. Deviendra-t-il enfin prophète en son pays ?
Livre. On n'en parle peu mais c'est le livre à lire : Fuck America de Edgar Hilsenrath. Quand Nathan Bronsky, juif allemand, parvient enfin en amérique en 1952 après que les services d'immigration américains aient refusé de le laisser entrer avant la guerre, il ne peut s'exclamer autrement en voyant la statue de la liberté. Jakob, son fils, tente lui, dès lors, de survivre à New-York parmi les immigrés misérables en écrivant sur la guerre un livre au titre génial : Le Branleur. Un livre génial. 19,00 €.
BD. C'est à coup sûr la BD la plus roublarde du moment. L'auteur, un certain Martin Veyron, ne veut pas écrire la suite de l'Amour Propre. Il fuit de tous côtés, incontinent, il va être rattrappé par son lourd passé, l'art du point G. Le succès peut vous castrer l'inspiration le restant de votre vie, ça laisse ceci : une Blessure d'amour propre. Dargaud, 14,50 €.
DVD. Les contes de la lune vague après la pluie. Dans quel cinéma du quartier latin me suis-je laissé envoûté par ces histoires fanstastiques et cruelles de la lune vague, était-ce entre deux couvertures jaunes des cahiers du cinéma ? Adaptés de Ueda Akinari, ils vous sont ici offerts en complément du livre en édition spéciale chez l'Imaginaire. 12,50 €.
CD. Bien sûr Raphaël Imbert que nous avons reçu la semaine dernière pour la présentation de N_Y Project et que vous pouvez voir et écouter en live et en formation ce soir à 21h00 à Saint-Martin de Brômes et demain à 17h00 à Esparron de Verdon. Un grand moment. 20 € le CD chez ZigZag.
mercredi 15 juillet 2009
Livre bibliothèque
Perdus/Trouvés, Monsieur Toussaint Louverture éditeur, 25€.
Dans la filiation de Borges ou Manguel, Dominique Bordes et Benoit Virot ont fait d'un gros livre une bibliothèque de textes inédits et rares, d'auteurs inconnus ou peu publiés. Nouvelles, novellas, se succèdent classées, comme il se doit, par thème. Chaque texte est présenté, illustré et annoté. Un travail remarquable et indispensable.
Tiepolo
Les Onze, Pierre Michon, Verdier, 14€.
Tiepolo de la terreur. Vous connaissez tous le célèbre tableau des Onze de Corentin représentant les membres du Comité de Salut Public, là, tout seul, à l'étage, dans la salle carré du Pavillon de Flore au Louvre, tout contre l'emplacement des anciens appartements de la Reine aux Tuileries où siégèrent aussi ceux qui décidèrent de la Terreur. Mais si, voyons, rappelez-vous... Cène laïque.
Le Rose Tiepolo, Roberto Calasso, Gallimard, 27,50€.
Lumineux. Scherzi et Capricci, eaux-fortes méconnues de l'artiste éclairent la part d'ombre de Tiepolo. Longtemps méprisé pour sa légèreté, il est aujourd'hui réhabilité par la magistrale fresque composée par Roberto Calasso. "La robe de Fortuny que portait ce soir-là Albertine me semblait comme l'ombre tentatrice de cette invisible Venise... Et les manches étaient doublées d'un rose cerise qui est si particulièrement vénitien qu'on l'appelle rose Tiepolo. " Marcel Proust.
Clio (muse)
Mangez-le si vous voulez, Jean Teulé, Julliard, 17€.
Fête entre voisins. En 1870, en allant à la foire du village d'à-côté, un homme est pris à partie par la foule. Lynché, torturé, brûlé vif, il finira par être mangé. Son crime : il est le cousin de celui qui vient annoncer une défaite de l'armée impériale. Après Le Montespan Jean Teulé cannibalise le roman historique.
D-Day et la bataille de Normandie, Antony Beevor, Calmann-Levy, 26€.
Le jour le plus long. Précision : cet Antony-là est un historien britannique pas une ville du neuf-deux. Il manie le récit historique à l'anglo-saxonne comme personne. Après Stalingrad et La chute de Berlin, il poursuit son analyse des grandes batailles de la seconde guerre mondiale. Le saviez-vous ? Les bombardements en Normandie on fait plus de morts dans la population civile que pendant toute la guerre en Angleterre. Une mise à jour qui s'impose.
Selection été 2009 Fables de l'Est et plus loin encore



La Bouche pleine de terre, Branimir Scepanovic, Serpent à Plumes, 5,50€.
Méprise. Un homme pris en chasse par deux chasseurs fuit par monts et par vaux monténégrins. En quête de Salut.
Abel dans la forêt profonde, Aron Tamasi, Héros-Limite, 20€, 32CHF.
Quand Dracula n'est pas là... Après la première guerre mondiale, naufragé volontaire, Robinson de misère, envoyé par son père comme garde forestier dans une cabane en Transylvanie, le jeune Abel découvre la vie et se dote de valeurs.
Djamilia, Tchinghiz Aïtmatov, Folio, 3€.
La plus belle histoire d'amour du monde. Aragon le prétendait et il avait raison car elle se passe au Kirghizstan, terre de fertilité, terre de l'amour. Si vous avez aimé Tulpan, lisez plutôt Djamilia.